La défonce du patrimoine.

Notre société est très malade, le bilan écologique que les infos dressent chaque jour en est un témoignage accablant. Nous sommes à la croisée des chemins : si on continue, on va droit au mur (plus que 20 ans). On sait qu’à moins d’envisager délibérément cette tragédie, le changement est possible. Cela sous entend un bouleversement des esprits et des habitudes. La destruction de l’environnement est telle qu’elle englobe même notre patrimoine. Je n’ai pas l’impression d’être déplacé ni excessif à constater ce lien entre la profanation de notre passé et cet acharnement incroyable à s’engager dans le chaos annoncé. Nous sommes à un moment crucial, tout ce qu’on décide maintenant balance entre les intérêts à très court terme d’une minorité et celui de notre descendance. « De toutes façons les gros se foutent de l’intérêt général, le déluge peut arriver avec les profits », ce n’est pas de moi, mais je suis d’accord. Là où je veux en venir, c’est est-ce qu’on ne peut pas continuer à immoler le patrimoine d’un côté et espérer une rédemption de l’autre. Tout est lié. Regardons la maison Bonne, par exemple : Le fait de préserver cette pièce historique connue de tous les paimpolais est plus qu’un symbole historique et un intérêt touristique, c’est un témoignage vital, la garantie d’un avenir « durable ».  Subir la fatalité de sa disparition (ou se la laisser imposer), c’est sacrifier l’avenir. Au moins pour nos enfants, ne vaut-il pas mieux changer ? Avec 2000 signatures dépassées : nous prouvons que nous sommes prêts au changement. Les responsables locaux, eux, le sont-ils comme on l’est ailleurs ? Présents et à venir, ils doivent nous rassurer sur ce point, et non pas espérer de nous une résignation à 40 ans d’indifférence partagée et de profits mal « compris ».

Il est trop tard pour anticiper.

Notre société est malade, le bilan que les infos dressent chaque jour en est un témoignage accablant. Nous savons qu’il y a une alternative, mais qu’elle sous entend un bouleversement des esprits et des habitudes. Cependant, même si c’est difficile à envisager, on sait qu’à moins d’envisager délibérément une tragédie, le changement se fera de gré ou de force. La destruction de l’environnement est telle qu’elle englobe même notre patrimoine. Je n’ai pas l’impression d’être déplacé ni excessif à constater ce lien entre la profanation de notre passé et cet acharnement incroyable à s’engager dans le chaos annoncé. Nous sommes à un point de non retour, tout ce qu’on décide maintenant balance entre notre intérêt à très court terme et celui de notre descendance. « De toutes façons les gros se foutent de l’intérêt général, le déluge peut arriver avec les profits », ce n’est pas de moi, mais je suis d’accord. Là où je veux en venir c’est est-ce qu’on ne peut pas voir la maison Bonne immolée sans y voir un manque de détermination de changer véritablement notre façon de voir l’avenir. Le fait de préserver cette pièce historique connue de tous les paimpolais est plus qu’un symbole historique et un intérêt touristique, c’est un témoignage vital, le symbole d’un avenir « durable ». Avec 2000 signatures dépassées les paimpolais prouvent qu’ils sont prêts au changement. Nos responsables, présents et à venir, eux aussi, doivent nous rassurer sur ce point, et non pas interpréter notre silence comme une résignation à s’agripper à un concept dépassé. Changeons tous ensemble. Il est trop tard pour anticiper.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Current day month ye@r *